Le WWF prend acte de cette décision des pouvoirs publics car elle envoie un signal fort aux opposants « Tout ours braconné ou mort accidentellement sera remplacé rapidement ! ». Cependant, le WWF souhaite rappeler que cette décision ne répond pas à l’ambition de faire des ours une espèce non menacée de disparition sur le territoire métropolitain.

Depuis la mort en 2004 de Cannelle, dernière femelle de souche pyrénéenne, il n’y avait plus de femelle dans les Pyrénées Atlantiques. La décision qui vise à remettre une femelle est donc une bonne nouvelle mais c’était bien le minimum, étant donné la situation actuelle de la population ursine dans le massif des Pyrénées. « En effet, la modélisation faite par les scientifiques après la mort de Cannelle montrait qu’au moins deux femelles devaient être réintroduites dans cette partie des Pyrénées pour éviter le harcèlement par les mâles et minimiser les risques d’infanticides. Les autres femelles des Pyrénées centrales, moins mobiles que les mâles, n’ayant aucune probabilité de migrer dans cette partie du massif » rappelle Christine Sourd, Directrice adjointe des programmes du WWF-France en charge de la biodiversité.

Ainsi, si le renforcement présenté aujourd’hui peut offrir au noyau atlantique la possibilité de ne pas disparaître à court terme, il ne suffira hélas pas à faire atteindre à la population ursine des Pyrénées le « statut favorable de conservation » exigé par la directive européenne Habitats. En effet, remplacer les ours disparus voudrait dire retrouver l’effectif de 1976, soit plus de 35 animaux recensés sur le versant français, ce qui à l’époque était déjà jugé limite. En conséquence, d’autres réintroductions sont nécessaires.

A ce sujet, le WWF met en garde celles et ceux qui seraient trop prompts à vouloir faire des Pyrénées un massif sans ours en rappelant que la France est actuellement sous le coup d’une plainte au niveau européen pour ne pas respecter ses engagements relatifs à la protection de l’ours brun comme l’y contraint la directive Habitats Faune Flore.

Selon Serge Orru, Directeur général du WWF-France « La question n’est pas d’être pour ou contre l’ours mais de permettre de vivre avec l’ours en créant les conditions d’une coexistence pacifique et harmonieuse entre les activités pastorales et ce symbole historique de l’identité des Pyrénées. Comment se fait-il que l’on reste sur des crispations inutiles et dépassées pour les derniers ours des Pyrénées alors que cela se passe plutôt bien en Slovénie, en Roumanie ou en Finlande où, les populations d’ours dépassent plusieurs centaines de bêtes et sont souvent une ressource économique majeure pour ces pays ? En cette année internationale de la biodiversité, la France doit avoir le courage d’entamer sa révolution culturelle sur la biodiversité et comprendre que sa richesse est une chance économique. »

Contact presse :

Camille Lajus – Responsable presse / 01 55 25 84 61 – 06 15 39 24 95 / clajus@wwf.fr

]]>

A la découverte de la biodiversité dans la ville avec le parcours Naturel Brut et le collectif Promenades urbaines. [ 21/07/2010 ]

A la découverte de la biodiversité dans la ville avec le parcours Naturel Brut et le collectif Promenades urbaines.

Dans le cadre de Naturel Brut, le parcours artistique du WWF, le collectif Promenades urbaines propose de découvrir la biodiversité dans la ville… tout en redécouvrant un quartier !

De la Porte de Bagnolet au cimetière du Père Lachaise, le petit groupe a déambulé en découvrant des plantes et animaux dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence.

La visite d’un jardin partagé, d’un cimetière riche en diversité biologique ou des lieux exceptionnels comme le Jardin naturel à coté de la rue de Bagnolet ont fait cette promenade un moment riche en découvertes et échanges. Un herbier constitué au fil de la balade a permis d’illustrer la richesse de cette biodiversité urbaine qu’il est nécessaire de préserver.

La prochaine visite aura lieu samedi 24 juillet de 14h à 17h, à ne pas manquer pour découvrir entre Belleville et Ménilmontant l’un des plus beau patrimoine arboré et jardiné de la capitale (rv métro Buttes Chaumont). Pour s’inscrire : http://www.promenades-urbaines.com/

Pour tout savoir sur Naturel Brut, parcours Art et biodiversité du WWF : http://www.naturel-brut.fr/

]]>

Chronique RFI de Serge Orru : 1,2,3 soleil ! [ 20/07/2010 ]

Chronique RFI de Serge Orru : 1,2,3 soleil !

Vol de nuit grâce au soleil… quel bel hommage à ceux qui rêvent et explorent. « Vol de nuit », titre d’un célèbre roman d’Antoine de Saint Exupéry. L’aviateur dessinateur de boite magique dans lesquelles on peut faire rentrer tous les moutons que l’on veut savait parler à son petit prince au cheveux de soleil.

Si le soleil peut faire voler un avion, même de nuit, son rayonnement devrait pouvoir alimenter notre besoin toujours croissant en énergie !

L’énergie solaire photovoltaïque est particulièrement bien adaptée aux enjeux énergétiques et climatiques: raréfaction des gisements fossiles, augmentation de notre besoin en énergie et nécessité de lutter contre le changement climatique. La France dispose d’ailleurs du 5ème gisement solaire européen. Chaque année, chaque mètre carré de l’hexagone et d’Outre-Mer reçoit l’équivalent de 1 200 kWh, environ 1/6 de la consommation électrique d’un ménage français.

Toute la filière doit se mobiliser pour que la France soit encore une fois le pays des Lumières et remplisse l’objectif d’au moins 23% d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique d’ici à 2020.

Les centrales solaires au sol commencent à émerger en France. Deux ont poussé récemment : l’une dans le Vaucluse, l’autre dans la Drôme.

Le WWF-France et d’autres associations environnementales soutiennent le développement de l’énergie solaire photovoltaïque, en tant qu’alternative durable aux énergies fossiles.

Les parcs photovoltaïques au sol ont des intérêts indéniables : valorisation de sols artificialisés ou pollués, économies d’échelle... Cependant, leur développement doit se faire aussi à la lumière de leurs impacts : usage des sols, respect du foncier, atteinte à la biodiversité…et de nos besoins réels.

Le développement des énergies renouvelables doit permettre un remplacement progressif des énergies fossiles. Cela veut dire que nous devons aussi privilégier l’amélioration de l’efficacité énergétique et les économies d’énergie.

Par exemple, le solaire, pour un bâtiment, c’est aussi le solaire passif. L’orientation du bâtiment, la bonne disposition des surfaces vitrées sont une importante source de « négawatts ».

Les enjeux environnementaux entrent peu à peu dans la conscience de chacun. Notre économie doit se transformer, cesser d’être vorace du vivant. D’autant plus que cette métamorphose est créatrice d’emplois ! Selon une étude de l’ADEME parue en décembre dernier, plus de 72 000 emplois ont été créés par la filière des énergies renouvelables, et ce sont près de 132 000 qui sont espérés d’ici 2012.

Rêvons et construisons avec cette énergie inépuisable qu’est notre imagination et notre courage. Comme des enfants, jouons à inventer l’avenir. Nietzsche, dans « Par delà le bien et le mal », définissait ainsi la « Maturité de l’homme : retrouver le sérieux qu’il mettait au jeu, étant enfant ».

1,2,3 soleil !

Serge Orru pour l’émission « C’est pas du vent » d’Anne Cécile Bras pour Radio France International

]]>

R-Kive Prima® de Fellowes, une gamme de rangement 100% recyclée et recyclable [ 19/07/2010 ]

Visuel Fellowes

Fellowes, spécialiste de l’aménagement du poste de travail et des produits de bureau poursuit son engagement environnemental en s’associant en 2010 avec le WWF-France pour sa nouvelle gamme de rangement 100% recyclé et recyclable R-Kive Prima®.

La gamme R-Kive Prima® (porte-revues, boîtes d’archives, caisses et containers) est 100% recyclée et recyclable, l’encre est à base d'eau, la colle est fabriquée sans solvant . Autre atout : l’assemblage automatique, 4 fois plus rapide qu’un montage manuel !
Une gamme issue d’une démarche d’éco-conception pour allier innovation, robustesse et simplicité tout en répondant aux exigences des clients de plus en plus concernés par le respect de l’environnement.

Le spécialiste de l’aménagement du poste de travail et des produits de bureau devient ainsi le premier acteur du marché à développer une gamme de produits de classement certifiés FSC 100% recyclés, la gamme R-Kive Earth Series® !

Pour l’achat d’un produit de la gamme R-Kive Prima®, une partie du prix sera reversée au WWF-France pour soutenir ses actions comme la préservation de la biodiversité, la promotion d’une gestion durable des forêts ou la protection des récifs coralliens d’outre-mer.

]]>

Du papier "responsable" (100% recyclé ou FSC) pour la collection fin d'année WWF d'Oxford [ 19/07/2010 ]

Du papier "responsable" (100% recyclé ou FSC)  pour la collection fin d'année WWF d'Oxford

LECAS, filiale « agendas » du Groupe Hamelin Oxford, acteur européen de la distribution et de la production d'agendas, est partenaire du WWF depuis 2005 sur une collection de papeterie en papier recyclé et FSC* co-brandée OXFORD / WWF.

Du papier "responsable" (100% recyclé ou FSC) est utilisé pour la collection fin d'année WWF d'Oxford. Une gamme de papeterie : calendriers et agendas aux couleurs du célèbre panda en fin d’année. Des superbes photos sur la nature et la biodiversité vous guideront au fil de vos journées.

Pour l’achat d’un produit de la gamme Oxford-WWF, une partie du prix sera reversée au WWF-France pour soutenir ses programmes de conservation.

*FSC – Forest Stewardship Council: ecolabel garantissant une gestion des forêts respectueuses de l’homme et de la nature

]]>

Ooprint, partenaire du WWF sur les cartes de visites en papier 100% recyclé et FSC* [ 19/07/2010 ]

Ooprint, partenaire du WWF sur les cartes de visites en papier 100% recyclé et FSC*

Ooprint est un site e-business couvrant l’ensemble des besoins en produits imprimés du grand public, des PME et des professions libérales. De la carte de visite au faire-part, en passant par le flyer, tous les imprimés personnalisables.
Ooprint et le WWF sont partenaires depuis mai 2010 sur les cartes de visites en papier 100% recyclé et FSC*.
Pour toute commande de cartes de visite, une partie du prix est reversée au WWF pour soutenir ses programmes de conservation.
*FSC – Forest Stewardship Council: ecolabel garantissant une gestion des forêts respectueuses de l’homme et de la nature

]]>

Lafarge, nouveau partenaire stratégique du WWF-France [ 19/07/2010 ]

logo Lafarge

Le 21 juin 2010, Lafarge et le WWF-France ont signé, pour trois années, un partenariat portant sur la construction durable et la biodiversité. Cet accord passé avec les unités françaises du groupe (ciment, granulats et béton, plâtre) est la déclinaison française de celui, conclu en 2000, entre le Groupe Lafarge et le WWF-International et renouvelé depuis lors.

Ce partenariat comporte deux champs d’actions :
- la construction durable avec la mise en place d’un groupe de travail sur la construction et la rénovation durable et l’intervention du WWF dans le cadre de formations et d’interventions internes (sur ce thème) ;
- la biodiversité : un expert du WWF-France participera au comité de pilotage des unités françaises du groupe sur l’indicateur de biodiversité à long terme afin d’améliorer l’outil.
Un Comité d’Orientation Stratégique sera également créé afin d’échanger sur des sujets publics et « sensibles » (en présence d’experts éminents sélectionnés par le WWF).

Des engagements ont été pris au niveau du partenariat international, notamment en termes de réduction d'émission de CO2 et de gestion de l'eau. De nombreux indicateurs ayant été mis en place afin de mesurer les avancées du groupe qui cherche à réduire son empreinte écologique au niveau global.
L’objectif est de créer des échanges constructifs entre deux organisations aux visions parfois différentes, mais œuvrant ensemble pour un but commun : identifier les solutions pour réduire l'empreinte écologique de Lafarge tout en prenant en compte l'environnement économique dans lequel l'entreprise évolue.

]]>

Mardi 8 et mercredi 9 juin : les collaborateurs d’Ikéa à bord du WWF Columbus ! [ 19/07/2010 ]

visuel Ikéa

Tout a commencé par un jeu-concours lors de la semaine du développement durable 2010 sur les bons gestes à adopter dans la cuisine avec notre partenaire Ikea. Jeu-concours auquel l’ensemble des collaborateurs des 26 magasins Ikea France pouvait participer.

Puis un tirage au sort parmi les bonnes réponses a été effectué et a permis à 26 collaborateurs Ikea (1 par magasin) de se réunir pendant 2 jours sur la merveilleuse île de Porquerolles pour une immersion totale sur les sujets de la protection de la biodiversité et des cétacés de méditerranée.

Le programme de la journée :
- Visite de Port-Cros ou Porquerolles avec Nicolas Gerardin Chargé de mission au Parc National de Port-Cros sur l’histoire de l’île, sa biodiversité, comment concilier les enjeux de préservation et économiques …
- Promenade en mer sur le Columbus à la recherche des cétacés , avec au préalable explication sur les missions scientifiques réalisées sur le bateau ambassadeur du WWF avec Denis Ody, Responsable de la mission Océans et Côtes du WWF-France.
- Conférence sur les cétacés de méditerranée avec Denis Ody.
Au final des rencontres et des échanges très enrichissants pour chacun(e)s et de très bons moments partagés !

]]>

Naturel Brut, Parcours Art et Biodiversité [ 19/07/2010 ]

©Antoine Delaporte -Microfaune, Dominique Gayman (Parc de Bagatelle)

Depuis le 28 mai dernier, date officielle de lancement de l’exposition Naturel Brut, des œuvres artistiques ont envahi les parcs et jardins de la ville de Paris. Des installations originales pour voir la biodiversité autrement, entre éthique, poésie, humour critique et engagement.

Les vernissages se sont succédés, dans le Jardin de Bagatelle tout d’abord, puis dans le square du temple et dans le Parc des Buttes-Chaumont. Vous avez manqué ces événements ? Pas de panique !
Le parcours Art et Biodiversité prend ses quartiers d’été dans la capitale et se prolongera jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Pendant cette période estivale, en plus du circuit proposé dans les Parcs et jardins, vous pourrez participer à un cycle de promenades dans Paris les 10, 17, 24 et 31 Juillet (www.promenades-urbaines.com ).

Et dès la rentrée, de nombreux événements viendront prolonger cette rencontre inédite de l’Art et de la biodiversité.

Au menu, dès le mois de septembre :
- Happenings graffitis écologiques , « quand le végétal devient art urbain ». Des graffs en herbe s’invitent sur les façades de la capitale. Gardez les yeux ouverts pour ne pas manquer ces messages végétaux insolites.
- 10 Septembre : la Banque du miel, La Bourse ou la vie , s’invite sur la place de la Bourse. Une installation d’Olivier Darné qui vous propose d’épargner la vie en récoltant du miel…
- 18 et 19 septembre : lors des Journées du patrimoine , des lieux emblématiques ouvriront leurs portes au grand public pour accueillir de nouvelles œuvres du Parcours Naturel brut.
- Événement multimédia de la rentrée : Vulpes Vulpes Suivez la possible rencontre amoureuse d’un couple de renard dans les rues de Paris par Thierry Boutonnier (application smartphone).

©Antoine Delaporte

La Cité, 263 Logements sociaux pour les moineaux domestiques, Sylvain Rousseau et François-Eudes Chanfrault (Square du temple)

2010, année internationale de la Biodiversité…
Vivez l’expérience d’un parcours insolite et laissez vous surprendre par la rencontre de l’Art et de la Biodiversité.
Pour en savoir plus, le WWF-France vous donne rendez vous sur www.naturel-brut.fr

Visuels: ©Antoine Delaporte

]]>

16 et 17 septembre - Université de rentrée WWF [ 19/07/2010 ]

16 et 17 septembre - Université de rentrée WWF

16-17 Septembre 2010 - 4ème édition de l’Université de rentrée du WWF
Natureparif / 84 rue de Grenelles / 75007
Biodiversité et économie : vers une entente féconde ?

Le WWF France dédie la quatrième édition de son université de rentrée aux relations étroites entre l’économie et la biodiversité, entre les entreprises et la biodiversité.
L’ONU avait fixé comme objectif pour 2010 de stopper l’érosion de la biodiversité. L’année officielle de la biodiversité ne célèbre malheureusement pas l’atteinte de cet objectif et redonne du poids à cet enjeu majeur.
La sphère économique et les entreprises dépendent étroitement de la sphère écologique, des services offerts par des écosystèmes en bonne santé. Mais dans le même temps, les activités économiques pèsent considérablement sur les équilibres naturels. L’érosion de la biodiversité n’est pas une fatalité. Pour cela l’économie doit apprendre à vivre en symbiose avec la planète dont elle est dépendante. Les outils pour vivre en « harmonie » avec la nature se développent. Une nouvelle ère peut s’ouvrir.
Dans cette perspective, le WWF-France organise deux jours de rencontres entre scientifiques, décideurs d’entreprises, responsables politiques, ONG et journalistes pour comprendre les liens étroits entre l’économie et la biodiversité, les enjeux pour l’entreprise, les outils dont elle dispose aujourd’hui et les voies d’une entente féconde.
Cette université de rentrée propose d’exposer les problématiques, d’explorer les initiatives déjà mises en place non seulement par les institutions mais aussi et surtout par les entreprises.


]]>

Grand succès pour le Pandathlon 2010 [ 19/07/2010 ]

© J.Ordioni_WWF

Les 22 et 23 mai 2010, dans une ambiance conviviale, joyeuse, sportive et eco-citoyenne, 53 équipes de 4 personnes étaient au départ pour relever le défi sportif de l’ascension pédestre du Mont Ventoux. 20 kilomètres, 1600 mètres de dénivelés, le tout dans un milieu naturel exceptionnel. Tout un programme.
De plus, grâce à la mobilisation des proches (amis, collègues, famille) des équipes, plus de 90 000 € ont été collectés au profit des programmes de conservation du WWF faisant du Pandathlon un succès qui a dépassé toutes nos espérances.

Parmi ces équipes, 18 d’entre elles étaient des équipes d’entreprises désireuses de mobiliser leurs salariés.
Coup de chapeau à Arjowiggins, notre partenaire, qui a mobilisé 3 équipes dont 1 du siège social et 2 de ses usines.
Un grand bravo à Air France qui s’est appuyé sur le Pandathlon pour fédérer 28 de ses collaborateurs autour de cet événement eco-sportif.

L’édition 2011 s’annonce tout aussi exceptionnelle. Elle se déroulera les 21 et 22 mai 2011 au Mont Ventoux.

Alors vous aussi venez relevez le défi avec vos équipes !

Toutes les informations pour vous inscrire sont sur www.Pandathlon.fr

]]>

Les bonnes pratiques ecotouristiques préservent la biodiversité [ 15/07/2010 ]

Les bonnes pratiques ecotouristiques préservent la biodiversité

Partir-revenir

« Il n’y a pas de mauvais touristes, mais des voyageurs mal informés ».(2). Ainsi, dès le départ, le voyage en avion peut coûter très cher : par exemple, 2,5T de co2 pour un aller-retour Paris-New York. Partir loin, longtemps, et moins souvent diminuera les conséquences sur le climat et la couche d’ozone.

Les hébergements responsables sont exemplaires en termes de gestion des déchets, des ressources et de sensibilisation du personnel. Choisissez celui qui vous correspond où des programmes éco touristiques œuvrent pour un tourisme responsable.

Produits bio et locaux

Les produits bio protègent la nature. Les produits chimiques qui, par exemple, réduisent la photosynthèse à la surface de l’eau, lors des baignades, n’auront pas leur place dans les bagages…

Sur place, consommons local, achetons local, pour stimuler l’économie. Il est inutile de ramener des espèces menacées (coraux, etc), interdites pour la plupart par la CITES. (3)

Eau et biodiversité

L’eau, ressource si précieuse, diminue dangereusement. Un touriste consomme en moyenne 500 litres d’eau par jour en vacances, parfois au détriment de la population locale qui voit sa nappe phréatique ou sa rivière asséchée pour asperger un golf, fournir un complexe hôtelier…Un marocain, lui, dispose de 40 litres d’eau par jour.

En randonnée, s’il le faut, misez sur des lessives sans phosphates, loin des points d’eau potable.

Se renseigner sur la biodiversité de la région ou du pays en question offre la perspective de les découvrir avec des guides professionnels, afin d’emprunter des sentiers balisés pour laisser vivre en paix ces écosystèmes fragiles. Gardons nos distances avec les animaux, et pour les pêcheurs et plongeurs, préservez les espèces qui se raréfient. (4)

Parfois, certains pays n’ont pas d’usines de recyclage. Piles et emballages sont à proscrire de votre valise car ceux qui vivent en ces lieux supportent ces déchets à longueur d’année.

Enfin, partir à l’étranger, c’est s’ouvrir à bien des horizons, et davantage encore en connaissant quelques mots de la langue du pays.

Stéphanie Vialfont

Pour plus d’information :

(1) Twitter WWF_Ecotourisme http://twitter.com/WWF_EcoTourisme

(2) Charte du voyageur responsable http://medias.voyageons-autrement.com/dossiers/charte-ethique-du-voyageur.pdf

(3) CITES / Interview de Stéphane Ringuet

(4) Gîtes Panda http://www.gites-panda.fr/

]]>

Chronique RFi de Serge Orru : 1 siècle de produits chimiques… [ 13/07/2010 ]

Chronique RFi de Serge Orru : 1 siècle de produits chimiques…

Dans les années 50, la localité de Minamata au sud du Japon a été gravement contaminée par les rejets de mercure en mer d'une usine pétrochimique. Contaminant poissons et coquillages, ces rejets ont déclenché chez l'homme une maladie neurologique grave, dite maladie de Minamata. Le premier cas fut enregistré en 1956 mais cette pollution ne sera reconnue qu'en 1968 et l'usine n'interrompit son utilisation qu'en trouvant un procédé plus moderne et moins coûteux et non pas par souci sanitaire ou écologique affirmé.

En 1962, Rachel Carson consacrait son ouvrage Silent Spring (Printemps Silencieux) aux impacts environnementaux causés par le DTT. Cette analyse fut l’une des premières à remettre en cause le modèle de développement économique et entraîna une mobilisation sans précédent donnant ainsi naissance à la première réglementation sur l’utilisation des pesticides. Rachel Carson fit le lien entre choix économique et catastrophe écologique, entre catastrophe écologique et enjeu de santé publique…

Dans les années 70, un nuage de dioxine s'échappe d'un réacteur de l'usine chimique Icmesa, située dans la commune de Meda en Italie, et se répand sur la plaine lombarde. À l'époque, la toxicité de la dioxine pâtit d'une absence quasi complète de données scientifiques. On sait en revanche que l'une des substances libérée est aussi un composant des défoliants utilisés au Vietnam par l'armée américaine (l'agent orange fabriqué par Monsanto…). La question de dangers éventuels pour la santé humaine est rapidement posée… mais rien n’est fait !

En décembre 1984, c’est l’Inde qui est touchée.

Une fuite de gaz d’une usine de pesticides à Bhopal, en Inde, fait plus de 4000 morts en 24 heures et intoxique des centaines de milliers de personnes. L’entreprise américaine Union Carbide avait choisi, au nom du progrès économique de générer du profit en baisse ses coûts… Mais le progrès technique n’entraîne pas forcément le progrès humain !

En 1986, c’est la radioactivité incolore, inodore et invisible de Tchernobyl qui se déverse sur l’Europe. Conséquence : des milliers de morts et l’explosion de cancers et autres maladies dégénératives….

De nombreuses autres catastrophes écologiques ponctuent notre histoire, mais nous ne sommes pas là pour faire une liste à la Prévert.

Les crises écologiques et sanitaires débouchent sur des crises sociales et de plus en plus des crises politiques. Au nom de la croissance et du progrès, on cache et oublie les conséquences de nos actes.

Combien de temps pourrons-nous encore continuer à vivre sur une planète malade ? Réveillons nous ! C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu !

Serge Orru pour l’émission « C’est pas du vent » d’Anne Cécile Bras pour Radio France International

]]>

Le WWF partenaire de Teciverdi, premier festival sur la diversité biologique et culturelle [ 12/07/2010 ]

Le WWF partenaire de Teciverdi, premier festival sur la diversité biologique et culturelle

Le WWF-France avait choisi d’être partenaire de cette manifestation inédite « entre hommes et nature » qui aura lieu tous les deux ans. Cette première édition organisée sur la thématique de « l’Arbre » constituait le prolongement de six mois d’actions lancées depuis le mois de février par les Niortais. A la croisée des arts et des sciences, la programmation associait concerts, conférences et expositions.

Pour Téciverdi, les 1600 pandas ont envahi le centre Du Guesclin du vendredi au dimanche pour témoigner de l’urgence de sauvegarder la biodiversité, notre banque du vital. Les animations du WWF, Hector l’arbre mort et le Jeu de l’oie ont permis de sensibiliser les plus jeunes à la protection de l’environnement.

Vendredi matin, au coté de Madame Geneviève Gaillard, député-maire de Niort et du botaniste Francis Hallé, Serge Orru a inauguré cette manifestation en rappelant qu’il est nécessaire que les prises de conscience soient plus nombreuses. En parallèle, Bernard Cressens, conseiller scientifique du WWF a participé à deux conférences, une sur « les enjeux de la certification du bois » et l’autre sur « l’économie de l’arbre ».

Pour plus d’information : http://www.teciverdi.fr/fr/4-jours-devenements/4-jours-devenements/1600-pandas-a-du-guesclin/index.html

]]>

Chronique de l'Express.fr: Pollution aux PCB, un Tchernobyl à la française [ 12/07/2010 ]

Chronique de l'Express.fr: Pollution aux PCB, un Tchernobyl à la française

Interdits en France depuis 1987, on pourrait imaginer que ce polluant organique persistant –POP- (au même titre que les dioxines) n’est plus d’actualité… Mais justement, ce bruit de fond environnemental créé par les PCB est persistant, et même bioaccumulable. Les PCB ne se dégradent pas, ils s’accumulent et resteront donc, et pour longtemps, à l’ordre du jour.

On sait aujourd’hui qu’ils favorisent le développement des cellules cancéreuses, qu’ils sont à l’origine de perturbations endocriniennes ou encore qu’ils entraînent des problèmes neurologiques. Les mères et les jeunes enfants sont des populations particulièrement exposées, la transmission des PCB par le placenta ou le lait maternel ayant été démontrée.

La toxicité des PCB est connue et reconnue depuis longtemps ! Dès les années 1980, des études scientifiques montraient déjà les dangers des PCB sur l’Homme et sur l’environnement. Le 23 février 2002, Monsanto a été déclaré coupable d’avoir contaminé « le territoire d’Anniston- en Alabama- et le sang de sa population avec les PCB » alors que la firme américaine aurait eu connaissance de la toxicité des PCB dès 1937…

Alors, quand en 2005, une première alerte est lancée en France avec l’interdiction de commercialisation des poissons du Rhône, on aurait pu croire que le signal était assez fort pour déclencher une prise de conscience de la puissance publique. Une étude réalisée en 2008 par le WWF-France et l’Association de médecins ASEP a d’ailleurs mis en exergue des taux d’imprégnation par l’Homme aux PCB significatifs et largement supérieurs au seuil autorisé, et pas seulement chez les pêcheurs ou consommateurs de poissons d’eau douce !

Il faudra attendre 2007 pour que ce sujet soit relayé par l’Etat. Une carte présentée par Nathalie Kosciusko-Morizet alors secrétaire d'État à l'Écologie dévoila en effet 852 sites « moyennement à extrêmement pollués » aux PCB, et lancera le premier comité de suivi de pollutions aux PCB.

Aujourd’hui les pêcheurs en eau douce du Rhône, de la Seine, de la Somme ou des lacs alpins se voient interdire leur activité professionnelle. Début juin, les poissons pêchés en Ile de France étaient déclarés impropres à la consommation. Mais les pêcheurs en mer sont également touchés par cette pollution dont ils ne sont pas la cause mais qui était pourtant prévisible (les PCB s’accumulent dès l’origine de la chaîne alimentaire). En effet, le 8 février dernier, le préfet de la région Haute-Normandie a interdit la pêche à la sardine en baie de Seine entre Dieppe et Barfleur.

Mais les PCB ne touchent pas que le monde de la pêche ! Toute notre économie est contaminée ! En septembre 2009, un élevage de poules pondeuses à la Chapelle Réanville dans l'Eure est identifié comme étant fortement contaminé aux PCB et aux dioxines avec des taux 10 fois supérieurs aux normes sanitaires autorisées. De même que le nuage de Tchernobyl, la pollution aux PCB ne connaît pas les frontières. Des fleuves du monde entier sont contaminés et des populations d’ours polaires, de phoques et de dauphins sont touchées.

Jusqu’à quand nos autorités resteront dans le déni ?

Le comité ministériel d’avril dernier a certes décidé de répondre à la problématique de pollution passée aux PCB (en lien avec la directive européenne qui oblige l’Etat français à avoir détruit tous les transformateurs avant le 31/12/2010) mais qu’en est-il des contaminations récentes ? Qu’est-il mis en place pour stopper le vandalisme sur les sites industriels visant à récupérer le cuivre dans les incinérateurs en entrainant de fait une pollution aux PCB ? Que fait-on des sites qui continuent à polluer ? Pourquoi l’avis de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) du 23 octobre 2007 sur les enjeux sanitaires liés à l’accumulation de PCB dans le corps humain n’a-t-il jamais été dévoilé au grand public ?

Le reportage "Assiettes tous risques" du magazine de France 3 Pièces à conviction diffusé le 28 juin dernier dévoile que non seulement les poissons d’eau douce des cours d’eau français, mais également le saumon norvégien, le maquereau de la Manche ou encore des fraises d’Andalousie présentent des risques significatifs pour l’Homme d’ingurgiter pesticides, antibiotiques ou PCB. En réaction à cette émission le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s’est dit "choqué"… Ne doit-on pas comprendre que notre système basé uniquement sur les enjeux économiques doit évoluer ?

La pollution aux PCB est devenue un drame récurrent qui touche de plus en plus de professionnels de la pêche, de l’agriculture, du tourisme, de la santé. C’est pourtant la santé de l’ensemble de nos concitoyens et l’emploi de plusieurs milliers de personnes qui sont impactés !

Nous ne pouvons plus omettre le principe de précaution et devons nous tourner vers une économie certes productrice de richesses, mais surtout respectueuse de son environnement immédiat et lointain. Il existe des solutions pour dépolluer, mais ce ne sont pas les 10 millions d’euros engagés par la France qui suffiront. A titre de comparaison, la Norvège a déjà débloqué plus de 3 milliards d’euros pour dépolluer ses fjords. Il est urgent de mettre en place un plan national ambitieux de dépollution de nos cours d’eau et de nos sols. Ce plan serait bénéfique non seulement pour tous au plan sanitaire mais aussi pour le maintien et le développement d’activités aujourd’hui mis à mal par la pollution des écosystèmes. Ce serait aussi une immense opportunité pour développer la recherche et l’innovation dans le domaine de la prévention et de la dépollution aux PCB. Cela permettrait à la France de démontrer son savoir faire et sa technologie, et aussi de le déployer à l’export car la pollution aux PCB est planétaire.

Il faut vaincre la fatalité de la pollution aux PCB.


Serge ORRU, Directeur général du WWF-France

]]>

Chronique RFI de Serge Orru : Allègrement... [ 09/07/2010 ]

Chronique RFI de Serge Orru : Allègrement...

L’information relatée par Mediapart a rapidement fait le tour du monde écologique, politique et économique causant émoi et stupéfaction.

L’effet de surprise passé, l’esprit démocratique indique que chacun a le droit de vouloir créer l’association ou la fondation qu’il souhaite. Soit. Mais le droit à la critique existe aussi !

Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, il ne faut pas confondre météo et climat, il ne faut pas confondre géologie et climatologie, il ne faut pas confondre posture et imposture.

Que l’on retrouve Alstom et Limagrain, l’une partie prenante du nucléaire français et l’autre semencier et producteur d’OGM, là encore rien de surprenant. On sait que ces entreprises souffrent actuellement des remises en causes de leur modèle économique par l’intégration de l’impératif écologique.

Mais EDF, Axa ou LVMH ont-elles bien évaluées le risque que fera courir à leur image le soutien à un ex-chercheur, ex-ministre et ex-scientifique qui a décidé de faire commerce d’élucubrations remettant en cause la réalité de l’impact humain sur le changement climatique.

Entouré de tout ce que les cabinets ministériels des années 80 ont pu produire de vieux technocrates et autres incrédules de l’écologie, Claude Allègre déclare à Mediapart qu’ils «ne s'occuperont que des solutions à apporter aux diverses questions qui se posent pour assurer une mutation économique qui ne sacrifie pas la croissance et plus encore l'emploi». Cela ne vous rappelle rien ? « Modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi », l’intitulé du groupe 6 du Grenelle de l’Environnement. Le Grenelle 2 vient d’être voté et permet, timidement, de mettre la France sur les rails d’un développement humainement responsable. Ne reculons pas !

Parmi les allègres partisans, quelques entreprises se sont déclarées. D’autres ont clairement manifesté leur refus ou se sont rétractées. Libres à chacun de soutenir la démocratie économique et ses peurs irrationnelles.

Partisans de cette fondation, pourrez-vous nous convaincre que vous ne construirez pas la plateforme française de promotion des thèses climato-sceptiques chères à Monsieur Allègre?

Selon le Journal officiel (et toujours selon Mediapart), une association « Ecologie d'avenir Claude Allègre le siège social se trouverait au cœur du 5ème arrondissement parisien, adresse partagée avec la société chimique de France et la société française de métallurgie et de matériaux…

Comment peut-on croire et soutenir cette mascarade ?

Au sein de la communauté scientifique, une véritable bataille est engagée. Car Claude Allègre souhaite faire héberger sa fondation par l'Institut de France. Alors que Claude Allègre soutient que même si l’Homme casse et dégrade, la science peut toujours réparer, en sera-t-il de même avec cette fondation ?

Si l’écologie de cette fondation était d’avenir, elle envisagerait des ruptures de paradigme, de modèles économiques et surtout de nouveaux indicateurs de richesse. Or, on se veut avant tout, rassurant productiviste plus que savant écologiste.

Cette écologie d’avenir qui sue la gloire de la croissance et la répulsion de la sobriété pourtant indispensable nous paraît plutôt rétrograde. Rappelons qu’il nous faut créer une économie qui puisse produire de la richesse à distribuer équitablement sans détruire la richesse du vivant, notre vital ! C’est cela la prospérité verte à inventer ! Cessons de succomber au mythe de la croissance infinie qui menace inéluctablement notre espèce. Ce n’est pas le bon projet de civilisation que de provoquer l’effondrement du vivant !

Serge Orru pour l’émission « C’est pas du vent » d’Anne Cécile Bras pour Radio France International

]]>