« 600 millions de personnes dans le monde vivent en situation de handicap dont 80 % dans les pays en voie de développement »
Handicap International (HI) a été créée en 1982 par deux médecins lyonnais, Jean Baptiste Richardier et Claude Simonot, pour venir en aide aux victimes des mines antipersonnel dans les camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande. Association de solidarité internationale, apolitique et non confessionnelle fondée sur le respect de l’égalité des chances et de la dignité humaine, Handicap International a pour but d’améliorer les conditions de vie des personnes handicapées et de s’assurer que leurs droits sont respectés.
Dans les situations d’urgence, en cas de conflit ou de catastrophe naturelle, Handicap International porte secours et assistance aux populations vulnérables, handicapées, déplacées ou réfugiées.
Hors urgence, elle mène des actions de développement dans les domaines de la santé, de la prévention, de l'insertion sociale et économique (accès à l'éducation, à la formation professionnelle, à l'emploi, au sport, à la culture et aux loisirs). Handicap International s’appuie et soutient les associations locales de personnes handicapées.
Handicap International est mondialement connue pour ses combats contre les mines anti-personnel - pour lequel elle a reçu en 1997, avec d’autres, le Prix Nobel de la Paix - et les bombes à sous munitions. L’association a été un élément moteur du processus menant au Traité d’Ottawa en 1997, ratifié aujourd’hui par 157 pays : interdiction formelle de produire, d’utiliser et de stocker des mines anti-personnel. Trois des cinq membres du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, et Russie) ne l’ont toujours pas signé et stockent encore près de 150 millions de mines.
Avec un budget (en 2006) de 90 millions d’euros, dont 78 % dédiés aux missions sociales, Handicap International conduit 240 programmes, répartis dans 60 pays. Elle vient en aide à plus de 50 000 personnes par an, grâce au soutien de ses 548 000 donateurs dont 114 000 réguliers.